REVUE MALGACHE DE BIOLOGIE CLINIQUE

Revue Malgache de Biologie Clinique (2) 2025 : 023-028

ARTICLE ORIGINAL

Profil sérologique de la toxoplasmose et de la rubéole chez les femmes enceintes vues au laboratoire d’immunologie du CHU-JRA Antananarivo

Serological profile of toxoplasmosis and rubella in pregnant women attending the immunology laboratory of CHU-JRA Antananarivo

Revue Malgache de Biologie Clinique (2) 2025 : 023-028

AA Raherinaivo1, AI Rakotoniaina1, NJ Zafindraibe2, FH Harinirina1, L Noumi1, MK Ranaivosoa2, RT Randriamahazo1

  1. Laboratoire d’Immunologie. Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona. CHU JRA Ampefiloha Antananarivo
  2. Département de Biologie Médicale. Faculté de Médecine d’Antananarivo

Auteur correspondant : Raherinaivo Anjatiana Annick,

E-mail : anjannick@gmail.com

Telephone : +261 33 03 072 20

RESUME

Introduction : Le dépistage sérologique prénatal permet d’évaluer le statut immunitaire des femmes enceintes pour orienter la prise en charge. L’objectif de cette étude était de décrire le profil sérologique des femmes enceintes effectuant une sérologie de la toxoplasmose et de la rubéole au laboratoire d’Immunologie du Centre Hospitalier CHU-JRA Antananarivo.

Méthodes : Il s’agit d’une étude descriptive rétrospective menée au laboratoire d’Immunologie du CHU JRA Antananarivo de 2019 à 2023 portant sur 901 femmes enceintes effectuant un dépistage sérologique prénatal de la toxoplasmose et/ou de la rubéole. Les anticorps IgM et IgG anti-toxoplasme et anti-rubéole ont été analysés par technique ELISA.

Résultats : La séroprévalence globale de la toxoplasmose était de 41,28%. Parmi les femmes enceintes dépistées, 35,08 % étaient immunisées contre la toxoplasmose (IgM négatif, IgG positif).  Le taux d’immunisation contre la rubéole était de 92,66 %. L’immunisation augmentait avec l’âge maternel, la différence a été significative pour la toxoplasmose (p=0,00), mais ne l’était pas pour la rubéole (p=0,67).

Conclusion : Ces résultats montrent une forte proportion de femmes enceintes non immunisées contre la toxoplasmose, justifiant un renforcement du suivi sérologique prénatal à Madagascar

Mots-clés : Dépistage- Grossesse- Rubéole- Sérologie - Toxoplasmose

 

ABSTRACT

Introduction: Prenatal serological screening allows evaluation of the immunological status of pregnant women. This study aimed to describe the serological profile of pregnant women screened for toxoplasmosis and rubella at the Immunology Laboratory of the Joseph Ravoahangy Andrianavalona University Hospital (CHU-JRA), Antananarivo, Madagascar.

Method: A retrospective descriptive study was conducted from 2019 to 2023 in the Immunology Laboratory of the University Hospital CHU-JRA Antananarivo in 901 pregnant women undergoing serological screening for toxoplasmosis and/or rubella. IgM and IgG antibodies against Toxoplasma gondii and rubella were analyzed using the ELISA technique.

Results: The global seroprevalence of toxoplasmosis was 41.28%. Among the screened pregnant women, 35.08% were immunized against toxoplasmosis (IgM negative, IgG positive). The immunization rate against rubella was 92.66%. Immunity increased with maternal age, the difference was statistically significant for toxoplasmosis (p = 0.00), but not for rubella (p = 0.67).

Conclusion: The high prevalence of seronegative pregnant women against toxoplasmosis justifies the strengthening of antenatal serological screening in Madagascar.

Key words : Pregnancy – Rubella – Screening –Serology – Toxoplasmosis

 

INTRODUCTION

Les analyses sérologiques prénatales permettent de déterminer le statut immunitaire de la femme enceinte pour des maladies potentiellement transmissibles au fœtus. Le dépistage sérologique prénatal est indispensable pour le bon déroulement de la grossesse et constitue un élément important dans la prévention de la morbidité et mortalité materno-infantile [1].

La toxoplasmose et la rubéole représentent des infections généralement bénignes, mais peuvent provoquer des atteintes fœtales sévères lorsqu’elles surviennent chez une femme enceinte non immunisée. La  toxoplasmose est une parasitose ubiquitaire. La prévalence mondiale est estimée à 30 % de la population, mais elle varie fortement selon les zones géographiques (de moins de 10% à 80%). Les pays africains sont parmi les pays à forte prévalence [2]. La toxoplasmose est majoritairement bénigne chez l’adulte immunocompétent, elle peut être grave chez le sujet immunodéprimé, ou en cas de toxoplasmose congénitale [3].

La rubéole est la première cause de malformations congénitales évitable par la vaccination. Environ 100 000 nourrissons par an naissent avec le syndrome de rubéole congénitale (SRC) dans le monde [4]. Le syndrome de la rubéole congénitale (SRC)  résulte d’une infection rubéolique chez la femme enceinte. Il peut être responsable d’avortements, de retards de croissance intra-utérins et de malformations viscérales majeures. En Afrique, la prévalence du syndrome de rubéole congénitale est parmi les plus élevés car la couverture vaccinale est la plus faible [4,5].

La primo-infection chez les femmes enceintes est souvent cliniquement asymptomatique et se traduit biologiquement par l’apparition des anticorps spécifiques [3,5]. Le dépistage sérologique prénatal permet d’identifier les femmes enceintes non immunisées et de limiter les risques de contamination au cours de la grossesse. A Madagascar, les données sur le statut immunitaire des femmes enceintes restent limitées. Une étude en 2001 a rapporté une prévalence globale de la toxoplasmose de 48 % et une séroprévalence de 41,3% chez les femmes en général [6]. Une prévalence de la rubéole de 80,5% a été rapportée chez les femmes enceintes en 1996 [7].

Les résultats des sérologies prénatales permettent d’adapter la prise en charge en cas de séropositivité dépistée en cours de grossesse [8]. La date de séroconversion maternelle est corrélée au  risque de transmission et à la gravité de l’infection fœtale. Plus l’infection maternelle est précoce, plus l’atteinte fœtale sera sévère [1]. D’où l’importance de déterminer le profil sérologique maternel.

L’objectif de cette étude est de décrire le profil sérologique des femmes enceintes effectuant un dépistage sérologique prénatal de la toxoplasmose et de la rubéole au laboratoire d’Immunologie du Centre Hospitalier Joseph Ravoahangy Andrianavalona CHU-JRA Antananarivo.

MATERIELS ET METHODE

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive  menée au laboratoire d’Immunologie du Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona CHU-JRA Antananarivo,  sur une période de cinq ans allant de janvier 2019 à décembre 2023.

La population d’étude a été constituée des femmes enceintes effectuant des analyses sérologiques prénatales au laboratoire d’Immunologie. Toutes les patientes effectuant une sérologie de la rubéole et/ou de la toxoplasmose ont été inclues. Les patientes avec prélèvements non conformes et avec des données incomplètes ont été exclues.

Les variables étudiés ont été l’âge des patientes et le résultat de la recherche d’anticorps Immunoglobuline M (IgM) et Immunoglobuline G (IgG) contre la toxoplasmose et des IgM et IgG contre la rubéole.

Les données ont été collectées à partir des registres de résultats sérologiques archivées au laboratoire. La technique immunoenzymatique Enzyme-Linked Immunosorbent Assay (ELISA) a été utilisée pour la détection des anticorps : IgM et IgG anti-toxoplasme et IgM et IgG anti-rubéole.

Les résultats ont été définis selon le profil sérologique retrouvé :

-IgM négatif/IgG négatif : absence d’immunisation

-IgM positif/IgG positif : infection en cours

-IgM négatif/IgG positif : patiente immunisée

-IgM positif/IgG négatif : infection récente ou IgM non spécifique

Les données ont été saisies et analysées avec Epi-info® 7.1.3. Les tests du chi2 de Pearson et de Student, ont été utilisé pour la comparaison des proportions avec un seuil de signification p < 0,05.

Le caractère rétrospectif de cette étude constituait une limite notamment liée à la qualité des dossiers. Uniquement, les données biologiques ont été disponibles et exploités. Le suivi des patientes séronégatives et le test d’avidité des IgG pour la datation des infections n’ont pas été effectué. L’étude était monocentrique, les résultats de l'étude peuvent ne pas être généralisables à une population plus large et peuvent manquer de diversité dans les échantillons étudiés.

RESULTATS

Caractéristiques générales

Au total, 901 patientes ont été retenues durant la période d`étude dont 533 patientes effectuant la sérologie de la toxoplasmose et 368 patientes pour la rubéole.

L’âge moyen des patientes était de 28,3 ± 5,6 ans avec des extrêmes de 15 à 54 ans. La majorité des patientes étaient dans la tranche d’âge de 20 à 29 ans.

Sérologie de la toxoplasmose

Concernant la toxoplasmose, la séroprévalence globale de la toxoplasmose a été de 41,28% (anticorps IgM et/ou IgG positifs). Les patientes immunisées contre la toxoplasmose (IgM négatif et IgG positif) représentaient 35,08 % des cas, et 5 patientes (0,93 %) présentaient une infection en cours (IgM positif et IgG positif). (Tableau I)

Sérologie de la rubéole

Pour la sérologie de la rubéole, la majorité des patientes étaient immunisées (IgM négatif et IgG positif) soit 92,66 %. Deux patientes présentaient une infection en cours (IgM positif et IgG positif) soit 0,54 %. (Tableau I)

Tableau I : Profil sérologique des femmes enceintes pour la toxoplasmose et la rubéole

Profil sérologique

TOXOPLASMOSE

(n=533)

RUBEOLE (n=368)

IgM- IgG-

313

58,72 %

25

6,79 %

IgM-  IgG+

187

35,08 %

341

92,66 %

IgM+  IgG-

28

05,25 %

0

0 %

IgM+ IgG+

5

0,93 %

2

0,54 %

             

                      - : négatif ; + : positif

Séroprévalence selon l’âge

Le taux de femmes enceintes immunisées contre la toxoplasmose et la rubéole augmentait avec l’âge (Tableau II). La différence a été significative pour la toxoplasmose (p=0,00), mais n’était pas significative pour la rubéole (p=0,67).

Tableau II : Profil sérologique des femmes enceintes immunisées selon l’âge

TOXOPLASMOSE

RUBEOLE

 

AGE

IgM- IgG+ (n=187)

AUTRES PROFILS

IgM- IgG+ (n=187)

AUTRES PROFILS

 

< 20

2 (8,33%)

22 (91,67%)

11 (91,67%)

1 (8,33 %)

[20-29[

95 (30,65%)

215 (69,35%)

211 (92,54%)

17 (7,46 %)

[30-39[

78 (43,33%)

102(56,67%)

109 (92,37%)

9 (7,63 %)

> 40

12 (63,16%)

7(36,84%)

10  (100%)

0 (0%)

p=0,00

p=0,67

                   

DISCUSSION

Le dépistage sérologique prénatal joue un rôle important dans la prévention, par le dépistage et le diagnostic, des maladies infectieuses transmissibles de la mère à l'enfant. Les recommandations concernant le dépistage sérologique prénatal diffèrent selon les pays [9]. Le dépistage systématique de la toxoplasmose pendant la grossesse n'est pas préconisé dans certains pays comme les Etats-Unis [10]. De même, au Royaume-Uni, le dépistage n’est plus systématique depuis les années 2000. Le dépistage est recommandé uniquement chez les femmes exposées à des risques élevés (les femmes qui sont immunodéficientes ou séropositives pour le VIH) ou chez celles qui présentent des anomalies échographiques [11].

Concernant la toxoplasmose, la séroprévalence globale de la toxoplasmose était de 41,28% (anticorps IgM et/ou IgG positifs). Ce résultat est comparable aux études antérieures à Madagascar. Pfizer P et al en 2000 a trouvé une prévalence de 41,3% chez les femmes enceintes et non enceintes à Antananarivo [6]. Dromigny JA et al en 1996 ont trouvé une prévalence dans la population générale de 52,1% [12].

Parmi les patientes testées, 35,08 % des femmes enceintes étaient immunisées contre la toxoplasmose (IgM négatif et IgG positif). Ce résultat est plus faible comparées aux études antérieures menées auprès d’une population de femme enceinte à Antananarivo en 1992 (83,5%) [13] et dans la région de Mahajanga en 2016 (61%) [14]. La différence des résultats pourrait s’expliquer par le recrutement  [13]  et le nombre  [14] de la population d’étude. La séroprévalence de la toxoplasmose chez les femmes enceintes est très variable selon les régions du Monde.  La plus forte prévalence est retrouvée dans les régions d’Amérique du Sud et d’Afrique (supérieure à 50 %). La prévalence est plus faible en Europe, en Amérique du Nord et en Asie du Sud-Est (moins de 10 à 30%) [15]. Cette variation de la séroprévalence est probablement liée aux facteurs géo-climatiques favorisant la conservation des oocystes du parasite dans le sol mais aussi d’autres facteurs de risques liés à la divergence des habitudes alimentaires et des modes de vie comme la cuisson appropriée de la viande, le niveau d’hygiène ainsi que la gestion des chats domestiques [16].  

Pour la rubéole, 92,66 % des femmes enceintes dans cette étude était immunisée contre la rubéole (IgM négatif, IgG positif). Ce taux est similaire à ceux retrouvés dans la littérature qui retrouve une prévalence de la rubéole aux alentours de 90 % chez les femmes enceintes [9]. En 2024, couverture mondiale du vaccin antirubéoleux était estimée à 69 % [4].  Dans les pays qui ont introduit une stratégie de la vaccination contre la rubéole (175 pays sur 194), l’incidence du syndrome de rubéole congénitale a été considérablement réduite [5]. Dans les pays d’Afrique sub-saharienne et de l’Asie du Sud-Est qui n’ont pas encore introduit cette stratégie de vaccination, l’exposition naturelle au virus pourrait expliquer le taux élevé d'immunité observé chez les femmes enceintes, même sans vaccination systématique [17].

Le taux d’immunisation augmentait avec l’âge, la différence était significative pour la toxoplasmose (p=0,00), mais n’était pas significative pour la rubéole (p=0,67). L’augmentation du taux d’immunisation avec l’âge s’explique principalement par une exposition cumulative aux agents infectieux au fil du temps. Cette exposition répétée ou prolongée augmente la probabilité d’infection, entraînant la production d’anticorps IgG, qui persistent dans l’organisme et confèrent une immunité durable [2,5].

Dans cette étude, 58,72 % des femmes enceintes étaient non immunisées contre la toxoplasmose et 6,79 % pour la rubéole (IgM négatif, IgG négatif). En cas de séronégativité, il est recommandé de faire des surveillances sérologiques mensuelles systématiques associées aux mesures de préventions afin de prévenir les séroconversions pergravidiques [8]. Pour la rubéole, les mesures prophylactiques consistent à éviter tout contact avec des personnes potentiellement infectées et envisager la vaccination immédiate après l’accouchement pour prévenir les risques lors d’une future grossesse. Pour la toxoplasmose, il faut respecter les mesures hygiéno-diététiques notamment l’hygiène et le mode de consommation ou de cuisson des aliments

Pour les patientes avec IgM positif et IgG positif (5 patientes pour la toxoplasmose, 2 patientes pour la rubéole), un profil sérologique IgM+ IgG+ chez une femme enceinte peut indiquer une infection récente, qui peut entrainer des atteintes graves pour le fœtus si elle survient pendant la grossesse. Les complications sont plus fréquentes et sévères lorsque l'infection survient au premier trimestre de la grossesse, période critique pour le développement des organes du fœtus [2]. Le test d’avidité des IgG permet la datation de l’infection. Un indice d'avidité élevé indique que l'infection s'est produite il y a plus de 4 mois, ce qui réduit le risque de complications pour la grossesse si l'infection a eu lieu avant la conception [6]. En revanche, un indice faible pourrait indiquer une infection récente nécessitant une surveillance plus étroite. La sérologie doit être répétée dans les semaines suivantes pour suivre l'évolution des titres d'anticorps, permettant ainsi de déterminer si l'infection est active ou en régression [8].

CONCLUSION

La rubéole présentait un taux d’immunisation élevé, malgré l’absence de stratégie vaccinale systématique à Madagascar. Le faible taux d’immunisation contre la toxoplasmose retrouvée implique le renforcement du dépistage sérologique systématique au cours de la grossesse afin de prévenir les complications materno-foetales. La mise à disposition de plateaux techniques adaptés dans tous les laboratoires est indispensable pour faciliter l’accès au dépistage et au suivi sérologiques de ces infections et ainsi améliorer la santé maternelle et infantile à Madagascar.

Conflits d’intérêts : aucun

 

REFERENCES

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7-Dromigny JA, Pécarrère JL, Ollivier G, Leroy F, Zeller HG. Séroprévalence de la rubéole chez la femme enceinte à Antananarivo Etude effectuée à l'Institut Pasteur de Madagascar sur 853 sérums. Arch Inst Pasteur Madagascar. 1996 ; 63(1&2):53-55

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13-Lelong B, Rahelimino B, Candolfi E, Rasamindrakotroka A et al. Prevalence of toxoplasmosis in a population of pregnant women in Antananarivo (Madagascar). Bull Soc Pathol Exot. 1995;88(1):46-9.

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